Que peut vous offrir la bourse ?

Que peut vous offrir la bourse

La bourse est souvent décriée et vue comme un casino géant. Y investir de l’argent c’est soit être fou, soit être catalogué comme un vilain méchant capitaliste sans scrupules. Et bien non, la bourse ce n’est pas cela.
Bien sûr, par « bourse » j’entends investissement en actions. Je laisse de côté les multiples produits dérivés pour la plupart très difficiles à appréhender.

Une véritable alternative aux livrets classiques

Placer son argent sur un Livret A à 0,75% de rendement annuel offre une énorme avantage. Il s’agit d’un placement garanti. Cela signifie que quoi qu’il arrive (en théorie du moins) le capital placé sur ce type de livrets est assuré de ne pas diminuer. Mais c’est là le seul avantage. La véritable question est : un rendement à 0,75% est-il vraiment attractif ?

Chacun aura sa propre réponse à cette question. Personnellement, je pense que non. Le seul intérêt (sans mauvais jeu de mots) que je vois au Livret A et autres LDDS, est de conserver une épargne de secours immédiatement disponible. Épargne de secours qui devrait être d’au moins trois à six mois de revenus.

Hormis cela, laisser dormir de l’argent à 0,75% n’est pas ce que l’on peut appeller le « meilleur des placements« .

L’opportunité de se créer un patrimoine

Je ne le répéterai jamais assez, mais en bourse rien n’est garanti. Le risque de perte en capital est présent à tout moment et nécessite donc que seul de l’argent non vital et non nécessaire à moyen terme soit investi. Ceci est valable pour n’importe quel investissement, qu’il soit boursier ou de toute autre nature.
En outre, investir en bourse est un moyen comme un autre de se créer du patrimoine sur le long terme. Contrairement à l’immobilier, il est difficile (et dangereux) d’emprunter pour investir en bourse.

Il faut donc faire croître son capital petit à petit. Bien sûr, la bourse étant par essence volatile, les performances risquent d’être inégales d’une année à l’autre. De même, il est fort probable que certaines années les rendements soient négatifs (perte de capital).

Mais en investissant sur de « grosses sociétés » les risques sont atténués (mais pas nuls). Ainsi, un investisseur ayant investi sur le CAC 40 début janvier 1988 aurait enregistré un croissance moyenne de son portefeuille de 10,47% brut dividendes réinvestis. Ainsi 100€ (ou équivalent en francs) investis en 1988 vaudraient aujourd’hui : 1983€ brut.
Inversement, un placement sur Livret A à la même date aurait eu un rendement moyen de 1,12% et vaudrait aujourd’hui « seulement » : 139€ net (*)

Ainsi, malgré le fait que les marchés boursiers aient connus d’importantes turbulences durant ces trente années…

  • krach de 2000 : 63% de chute en deux ans et demi
  • krach de 2008 : 58% de chute en an et demi
  • chute de 2011 : 31% de chute en sept mois
  • chute de 2015 : 22% de chute en 10 mois

… le rendement annuel moyen est clairement supérieur à celui qu’a offert le livret A sur la même période. il convient évidement de faire la conversion brut / net du placement boursier (propre à chaque individu), mais à moins de payer 90% d’impôts, a bourse reste largement devant.
Bien sur, me Livret A offre une sérénité (garantie du capital) que la bourse ne pourra jamais offrir. Il n’en reste pas moins qu’investir en bourse offre de meilleures opportunités financières, à long terme, qu’un simple livret bancaire.

(*) performances calculés d’après la valeur du CAC 40 GR le 01 janvier 1988, retranchée de l’inflation sur ces trente dernières années). Les données utilisées pour ces calculs sont issues du site france-inflation.com ici et ici.

L’occasion de changer les choses
Peser sur les décisions

La français moyen aime se plaindre de ce qui ne lui convient pas. Pourtant, dès lors qu’il s’agit de passer à l’action il n’y a plus grand monde. Il serait cependant si simple de peser et de faire entendre sa voix. En effet, être actionnaire d’une société c’est détenir une partie (plus ou moins grande) de ladite société. Cette détention s’accompagne s’accompagne d’un droit de vote lors des assemblées générales.

  • Si ne serait-ce que 20% des français (environ 13 millions de personnes) détenaient chacun 10 actions de TOTAL, cela représenterait quelque chose comme 5% du capital, soit le deuxième plus important groupe d’actionnaires de la sociétés.
  • Idem pour une autre société française telle que SANOFI. 20% de français qui détiendrait chacun 10 action du groupe contrôleraient alors 10,30% du groupe et en seraient l’un des tous premiers actionnaires.

Evidemment, tout ceci reste théorique, puisque cela sous-entend qu’il faudrait que 13 millions de personnes votent comme un seul homme. Néanmoins, dans l’idée il est serait possible d’agir plutôt de se plaindre.

Profiter du dividende

Je le précise tout de suite, le dividende n’est pas quelque chose d’exceptionnel en bourse. Pourtant le français moyen (toujours fidèle au poste)trouve toujours aberrant lorsque les sociétés du CAC 40 reversent chaque année plusieurs dizaines de milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires…

Soit ; mais alors pourquoi le français moyen ne devient-il pas lui même actionnaire de ces mêmes entreprises ? Il pourrait alors prendre sa part du dividende. Bizarrement, je suis (presque) certain que si tel était le cas, son nouveau combat serait de dire « les dividendes sont trop faibles« . Non franchement, le français moyen n’est jamais content.

Une certaine satisfaction

Oui, investir peut procurer de la satisfaction. Celle-ci peut s’exprimer à différents niveaux et varie selon chacun profil d’individu. Personnellement je retire de la satisfaction sous différentes formes (liste non exhaustive) :

  • m’occuper de mon argent, de ne pas le laisser dormir inutilement
  • avoir le sentiment de m’occuper de mon avenir
  • posséder des petits morceaux de sociétés françaises via ma poche actions
  • acquérir toujours plus de connaissances dans un domaine somme toute très méconnu
Conclusion

Pour conclure, je pense important de dire que la bourse a énormément à offrir. Mais pour cela, il convient de se préparer à ses investissements boursiers. Il faut lire des livres, s’inscrire à des forums d’investisseurs, se connaitre soi-même… Pour faire simple, la bourse est un monde passionnant à condition de s’avoir à quoi s’attendre ; mais aussi à condition de ne pas s’y lancer la fleur au fusil.

Laisser un commentaire