Constituez votre épargne de secours

Comme son nom l’indique, l’épargne de secours a pour vocation de sécuriser votre quotidien. C’est cette poche d’épargne qui vous sauvera la mise le jour où vous aurez un imprévu que vous devrez gérer dans l’urgence.

Pas besoin, je m’en sors toujours…

Vous avez de la chance… jusqu’au jour où vous n’en aurez plus et où vous vous retrouverez en difficulté. Tant que tout va bien, il est vrai qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter. C’est quand le premier « accroc » vous tombe sur le coin de la figure que les ennuis commencent.

Une seule solution… ANTICIPER. C’est le meilleur moyen pour éviter le stress et la crainte d’avoir des ennuis financiers.

D’accord… et combien faut-il mettre de côté ?

Cela dépend de plusieurs paramètres, tels que la composition de votre foyer (célibataire, en couple, avec ou sans enfant(s), …), Vos revenus, mais aussi votre niveau de vie. Plusieurs types de solutions existent afin de se fixer un niveau d’épargne sécurisant.

  • le « pifomètre » : un montant au hasard

C’est la « technique » la plus simple. Vous vous fixez de façon tout à fait arbitraire une somme. Somme que vous vous constituez par la suite.

  • le « raisonné » : un montant proportionnel aux revenus

Il est souvent conseillé de conserver 3 à 6 mois minimum de revenus en guise d’épargne de secours.

  • le « réfléchi » : un montant précisément étudié

C’est celui que j’ai choisi, allant jusqu’à me créer un indicateur de performance : l’Indice de Sécurité Financière (InSéFin). L’idée est d’estimer un à un les besoins financiers pour faire face à différents types d’imprévus :

  • besoin de changer de voiture du jour au lendemain
  • dépense imprévue pour ma fille
  • dépense de santé immédiate
  • provisions pour factures et taxes (eau, électricité, taxe foncière, …)
  • provisions pour autre types d’imprévus

Je fixe un seuil minimum pour chacune de ces lignes. Je les additionne ensuite tous, ce qui me donne le montant d’épargne de secours dont j’ai besoin pour me sentir parfaitement à l’aise.

À partir de là je regarde le montant réel de mon épargne de secours. Je fais alors le rapport entre ce que j’ai déjà réussi à économiser et mon objectif. J’obtiens mon InSéFin.

Supposons que j’estime mes besoins d’épargne de secours à 14k€ (14000€). Si jusqu’à présent j’ai provisionné 5k€ (5000€), alors mon InSéFin se rapproche de 5000 / 14000 = 0,35. Votre objectif sera d’arriver à un InSéFin de 1.Cela permet de ne pas rester fixer uniquement sur le côté financier. Se dire qu’il manque encore 9k€ pour atteindre son objectif peut facilement démoraliser. Par contre, se dire qu’il faut que son indice augmente encore de 0,65, ça a un inpact psychologique moins important.

Franchement, il faut tout ça ?

Pas nécessairement. Chacun a des besoins et des objectifs différents. J’habite à la campagne et avoir deux voitures est une nécessité. Je me dois donc de prendre en compte ce paramètre et de dimensionner mon épargne de décours en conséquence.

Chacun est donc libre de choisir les imprévus contre lesquels il souhaite « s’auto-assurer ».

Comment faire pour mettre tout ça de côté ?

Quelle que soit la méthode choisie, il convient d’intégrer ce besoin d’épargne parmi vos « dépenses obligatoires ». C’est à dire que dès que vous recevez votre salaire, vous mettez automatiquement de côté une somme prédéfinie servant à constituer votre épargne de secours.

Il ne faut surtout pas partir dans l’idée de ne mettre de côté à ce titre que ce qu’il vous restera à la fin du mois. Ce serait le meilleur moyen pour ne jamais réussir à atteindre vos objectifs.

Une fois l’objectif d’épargne de secours atteint

Tout d’abord, il y a de bonnes chances pour que vous vous sentiez léger et serein. Cela fait tout de même un poids en moins sur les épaules. Savoir que vous êtes en mesure de faire face rapidement et sans vous poser de questions à de multiples imprévus est tout de même une excellente chose.

Ensuite, une fois l’objectif réalisé, vous pouvez décider d’utiliser cette somme que vous épargnez mensuellement pour d’autres choses. Des investissements par exemple.

Prenez garde tout de même à toujours reconstituer l’intégralité de cette épargne de secours dès lors que vous êtes dans l’obligation de piocher dedans.

Où conserver ces fonds ?

L’idéal est de les conserver sur des livrets basiques. Le rendement annuel (les intérêts) sera insignifiant, mais au moins cet argent sera disponible en quelques minutes seulement. Le temps de faire un virement.

Néanmoins, si vous entrez dans les conditions pour en ouvrir un, favorisez le LEP (Livret d’Épargne Populaire). Son taux est actuellement de 1,25% net / an, ce qui est toujours mieux que les 0,75% net / an du Livret A et du LDD.

Gardez bien en tête que l’épargne de secours…
  • Doit être immédiatement disponible. La machine à laver lâche, un virement depuis le LEP, un tour au magasin du coin, et vous vous en faites livrer un neuf dans l’heure suivante.
  • N’est pas un investissement. Son but n’est pas de vous rapporter de l’argent, mais de sécuriser votre quotidien. Privilégiez donc le LEP pour la conserver, et ensuite envisagez le Livret A et/ou le LDDs.

1 commentaire sur “Constituez votre épargne de secours”

  1. Ping : Évaluer son besoin de liquidités | le Petit Actionnaire

Laisser un commentaire