Vis ma vie de rentier : l’argent c’est du temps

Vis ma vie de rentier : l'argent c'est du temps

Non, je n’ai pas commis d’erreur dans la rédaction du titre. Vous connaissez probablement l’expression le temps c’est de l’argent ? Et bien pour le rentier c’est l’inverse… L’argent c’est du temps.

L’argent c’est du temps

Oui, car le but de tout rentier est de pouvoir ne plus travailler. Ou du moins ne plus dépendre d’une activité professionnelle pour vivre sa vie. Le rentier aura à cœur de pouvoir aménager son emploi du temps comme bon lui semble. Son argent (sa rente) lui permettant de se libérer autant qu’il le souhaite. C’est ça le premier luxe du rentier.

Se libérer du temps libre c’est génial. Fini le lever à 6h du matin pour aller bosser. Fini le retour à la maison à 18h et le fait de ne profiter des enfants qu’une heure ou deux (le temps de manger) et de ne pas les voir grandir… Rentier c’est vraiment le pied.

À moins que…

Tout ne soit pas aussi rose. Car quand beaucoup de temps se libère, encore faut-il parvenir à le combler. Quand on travail 35 ou 40 heures par semaine, cela occupe justement déjà pas mal de temps.

Par contre, à partir du moment où vous ne travaillez plus, ces dizaines d’heures que vous passiez à offrir votre force de travail… il faut bien trouver quoi en faire. Passer la journée devant la télé, ça va bien une fois. De façon répétitive, c’est déjà moins drôle.

Pour le rentier, l’argent c’est du temps… mais encore faut-il s’y être préparer au préalable. J’en fais la petite expérience de puissance trois semaines. J’admets, c’est contre ma volonté. Néanmoins, c’est quelque chose de formateur.

Allo maman bobo…

En effet, je suis « rentier » depuis trois semaines… enfin… payé par la Sécurité Sociale… Un bête accident de sport et me voilà interdit de travaillé pendant au moins quatre semaines par le chirurgien. Et encore, ce n’est peut-être bien qu’un début.

Dans mon malheur j’ai quand même de la chance. Je suis agent territorial, et je conserve mon traitement à hauteur de 100% pendant trois mois. Ma seule perte de revenu est liée au jour de carence. Je vis donc vraiment l’expérience du rentier…

Mon expérience de « rentier » s’étalera donc sur un minimum de quatre semaines. C’est court mais c’est également très long. Surtout quand on n’y est pas préparé. En même temps, en général un arrêt maladie ça ne s’anticipe pas.

De très longues journées

Oui, quand on n’y est pas préparé, le temps passe lentement. Très lentement. Et encore, nous sommes en été, le soleil est là, il y a du sport à la télé, ma série favorite s’étale sur 10 saisons et 220 épisodes… Mais malgré tout je m’ennuie royalement.

Certes, le jardin est très agréable. Surtout ses parties ombragées. La piscine gonflable de la petite peut être l’occasion de se rafraîchir dans quelques centimètres d’eau (à noter pour demain). Je peux même profiter de mon temps pour enrichir le Petit Actionnaire de nouveaux contenus.

À noter par contre que puisque Madame travaillé toute la journée, je dispose de mon temps comme je l’entends. Si je me couche à trois heures du matin pour me lever à midi, personne ne le saura. Mais même ça je n’y parviens pas ! Me coucher à trois heures du matin, aucun soucis. Par contre, me lever au delà de neuf heures, c’est quasiment impossible. C’est simple. Je dors limite plus lorsque je travaille que lorsque je suis en mode rentier.

L’argent c’est du temps, et du temps j’en ai vraiment à revendre en ce moment !

Les leçons à retenir
  • Lorsqu’on envisage de devenir rentier (ou semi rentier) il faut s’y préparer à l’avance. C’est comme la retraite. Celui qui s’y retrouve du jour au lendemain sans n’avoir rien vu venir… va galérer.
  • Être rentier c’est bien. Mais l’être seul, c’est une toute autre chose. C’est un projet qui doit se mettre en place à deux, voir en famille. Pouvoir gérer son temps c’est génial. Mais si c’est pour être limité par les obligations du conjoint(e) cela n’a pas un grand intérêt.
  • Le farniente c’est cool. Mais il ne faut pas compter là dessus pour passer tout son temps. Ça devient vite ennuyeux et trop improductif (à mon goût).
Et donc…

Eh bien je pense que devenir rentier n’est pas pour moi. De toute façon je n’en ai pas la capacité financière. J’en suis d’ailleurs encore à des années lumière.

Je vais donc poursuivre mes investissements, tranquillement, en espérant qu’ils portent leurs fruits à long terme. Ce qui me permettra, cette fois, de décider où, quand et comment.

Et bien sûr, l’argent doit servir à s’offrir du temps. Mais pour y parvenir il faut savoir prendre son temps.

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