Ajustements stratégiques sur les bonus cappés

Ajustements stratégiques

Le temps passant les erreurs se révèlent au grand jour et des ajustements stratégiques s’imposent d’eux-même. Dans un précédent article du 9 avril dernier intitulé « S’adapter au marché actions« , j’évoquais différentes approches selon l’orientation du marché. J’ai notamment écrit :

marché stable, sans véritable tendance (actuellement)

Il est difficile de savoir comment va réagir le marché. La volatilité est très présente. Les baisses (chutes) et les hausses de cours s’entrecroisent. Il y a de l’animation mais on ne sait pas où va le marché.
Dans cette orientation, je choisis de multiplier les prises de gains et les prises de positions. Malgré plusieurs sous-jacents sous-performant ouvertement le marché, j’affiche une performance globale en ligne avec le marché. Les gains des positions clôturées compensent les pertes latentes. Des pertes qui n’ont rien d’inéluctable du moment que les bornes basse des bonus cappés concernés ne sont pas touchées. Pour le moment, je n’ai touché aucune de mes bornes basses. La totalité de mes bonus cappés continuent de vivre leur vie J’encaisse les plus-values (de l’ordre de 1 ou 2%) lorsqu’elles se présentent et pour les lignes en MV, j’attends tranquillement que l’échéance du bonus cappés se rapproche (ou que le cours du sous-jacent remonte de lui-même). J’ai là une stratégie très active.

Après plusieurs semaines de pratique, j’en tire aujourd’hui plusieurs enseignements qui me permettent d’effectuer des ajustements stratégiques importants pour la poursuite de la croissance de mon portefeuille.

Expériences vécues
  • J’ai tout d’abord touché la limite (dans le sens « point négatif ») des bonus cappés. À savoir la lourde chute d’un titre en l’espace de quelques mois. Le coupable : CASINO
    Le sous-jacent à dévissé de plus de 33% entre début janvier 2018 et aujourd’hui. Avant qu’il ne baisse d’autant et qu’il ne touche sa borne basse, j’ai du me séparer de la position bonus cappés que j’avais sur lui. Ma moins-value sur ce dossier a été de -25%.
    Son concurrent CARREFOUR connaît lui aussi une période très délicate. Sur fond de marché très concurrentiel et de guerre des prix, c’est le secteur tout entier de la grande distribution qui est aujourd’hui peut enclin à attirer les investisseurs.
  • J’ai ensuite connu le cas RENAULT. Le scénario était quelque peu différent. Il s’agissait là d’une chute brutale du cours, qui a perdu pas moins de 27% depuis début avril.
    Un temps plus grosse position de mon portefeuille, j’ai du couper l’une de mes trois lignes tant la borne basse s’approchait. Un mois plus tard cette dernière (70€) n’a pas été touchée,  mais elle s’est encore rapprochée.

Ces deux dossiers m’ont permis de me remettre quelque peu en question. Aussi, vouloir réaliser de petits gains à de nombreuses reprises se heurte inévitablement au moindre grain de sable dans les rouages.

J’aurais certainement mieux fait d’être un peu plus passif et de conserver des positions plus « sécurisées » (borne basse plus éloignée) plutôt que de chercher à tout prix de petits gains. Il est clair que sur la marque au losange cela m’aurait évité la revente en catastrophe que j’ai faite fin juin.

Comparaison entre stratégie très active et stratégie plus passive

J’ai la chance de gérer, en plus de mon propre portefeuille, celui de ma fille mineure. Adepte des bonus cappés, j’ai décidé qu’ils constitueraient la majeure partie du tout petit patrimoine boursier de Mademoiselle.

La concernant, je gère ses positions de manière beaucoup plus passive, ce qui me permet aujourd’hui de comparer les performances des deux portefeuilles. Et le résultat est sans appel. Alors que ma stratégie très active affiche une performance négative d’environ -1% (en valeur de part) depuis le début de l’année, la stratégie plus passive de ma fille sur-performe mon comparable… et affiche environ +6%…

D’un point de vue rendement sur capital investi, mon portefeuille de dérivés affiche un petit 4% pour 2018 (je suis donc bien en plus-values dessus), là où celui de ma fille affiche 5,7% de rendement sur investissement.

Ces données me permettent d’affirmer que l’approche stratégique développée depuis le début de l’année sur mon CTO n’était pas la bonne.

Des ajustements stratégiques nécessaires

Il est donc évident qu’il me faut revoir mon mode de gestion. Je vais donc repasser à quelque chose de comparable à ce que je fais pour ma fille. Fini les prises de plus-values dès que celles-ci s’approchent des 2% brut.

J’en reviens à du plus classique. Je n’interviendrai désormais plus que lorsque la plus-value d’une position sera conséquente au regard du rendement maximum possible. Dans un marché plutôt stable comme nous le connaissons aujourd’hui ça me permettra de garder des positions offrant une borne basse la plus éloignée possible. De plus, cela me fera faire des économies de courtage.

Il convient également de prendre garde aux sous-jacents cotant sur leurs plus hauts. Dans de tels cas il faut garder en tête qu’une correction importante est toujours possible. Il est alors nécessaire de choisir des bornes basses particulièrement éloignées ; par sécurité. C’est notamment le cas, par exemple, dans le secteur du luxe. Il est particulièrement porteur pour le moment. En conséquence, les titres sont dans bien des cas sur des plus hauts historiques.

Ces ajustements stratégiques concernant ma poche dérivés sont désormais opérationnels et feront l’objet d’une évaluation future. Quoi qu’il en soit, mon nouveau positionnement fait clairement la part belle à la sécurité plutôt qu’au rendement.

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