Objectifs financiers réalistes : Et si vous en profitiez ?

Objectifs financiers réalisés : Et si vous en profitiez ?

Investir c’est bien. Rencontrer le succès, en ayant atteins ses objectifs financiers c’est encore mieux. Décider de profiter pleinement de ses investissements, c’est le Graal. L’Homme est ainsi fait. Il lui en faut (bien souvent) toujours plus que ce qu’il possède au moment présent. Soit parce qu’il estime qu’il sera ainsi plus en sécurité, soit parce qu’il ne sait vraiment pas s’arrêter.
Il prend alors le risque de devenir « le plus riche du cimetière« . Comprenez par là qu’à en vouloir toujours plus, il ne se saura jamais profiter de son vivant de ce qu’il a acquis.

Mais quels sont donc les solutions afin de ne pas arriver à une telle extrémité ?

Se fixer des objectifs financiers clairs et réalistes

Tout d’abord, lorsque vous prenez la décision de vous lancer dans des investissements (bourse, immobilier, …), il convient que vous vous fixiez objectif financier maximal. Celui-ci doit être clair (chiffré, durée d’investissement) et réaliste (envisager un patrimoine de 5 millions d’euros avec une capacité d’épargne mensuelle de 200€ semble par exemple quelque peu irréaliste).

Un objectif chiffré

L’objectif se doit forcément d’être chiffré. Vous saurez ainsi en permanence ce qu’il vous reste à faire comme effort d’investissement avant de l’atteindre. Le risque est alors de vous dire que vous avancez trop lentement, que cela vous prendra des années avant d’y arriver. Il faut donc tenir bon et surtout ne pas se précipiter. Se montrer trop impatient serait le meilleur moyen de ne jamais toucher au but.

La durée d’investissement

Sans nécessairement vous fixer de date / durée précise, vous devez tout de même savoir si vous vous lancez pour du court, du moyen ou du long terme. Cela vous aidera à établir la liste des supports les plus adaptés pour parvenir à vos fins.

Des objectifs financiers réalistes

En plus de l’avoir chiffré et envisagé dans le temps, l’objectif que vous vous fixez doit être réaliste. Il doit être cohérent non pas avec vos revenus, mais avec votre capacité d’investissement. Capacité qui variera selon le mode de vie de chacun.

Bien sûr, le mode de vie de chacun changera avec le temps et les aléas de la vie. Un déménagement, une naissance, une perte d’emploi… Tout ceci entraînera une réévaluation des objectifs. Veillez néanmoins à ce que ces réévaluations restent limitées. Elles doivent se montrer réalistes, mais également ne pas être une simple sur-enchère psychologique.

N’écouter que soi-même

Le risque est grand qu’en évoquant vos objectifs vous tombiez sur différents discours tous plus démoralisateurs que les autres. En France les questions d’argent sont particulièrement taboues. Évoquer le fait de chercher à réduire son temps de travail (voir même d’arrêter de travailler) peut être mal vu, mais aussi mal interprété. Y compris lorsque c’est abordé au sein de votre entourage. Bien souvent la première interprétation sera que vous voulez profiter du système social. A moins que vous ne soyez pris pour un fou. Vous allez donc devoir argumenter et défendre âprement votre vision des choses.

Ne pas investir en « secret »

Cela peut sembler un peu contradictoire avec le paragraphe précédent, mais il faut parler de vos objectifs financiers et surtout de vie, avec des personnes de confiance. Mais aussi avec votre moitié, dans le cas où votre objectif serait individuel. Pas de panique, cela ne vous évitera pas les quelques remarques et incompréhensions évoquées ci-dessus.

Par contre, ce sera pour vous l’occasion de donner votre point de vue et vos arguments. Il est peu probable que tout ceci fasse mouche d’entrée, mais au moins le tableau sera posé. Il pourra même en découler des discussions enrichissantes, tant pour vous que pour vos interlocuteurs.

Dans tous les cas, idéalement, évitez de tout garder secret et de mettre soudainement vos proches devant le fait accompli.  Surtout votre moitié.

Laisser les autres parler, les écouter et les rassurer…

Vous allez devoir la jouer fine. Vos proches ayant le sentiment que vous allez dans le mur, ils feront tout pour vous faire regagner le « droit chemin ». Dans la grande majorité des cas, leurs intentions seront emprises de plein de bonne volonté. Il y aura peu de chance que la jalousie soit de la partie.

Écoutez ce qu’ils ont à vous dire, leurs arguments. Profitez-en pour les rassurer. Dites-leurs que vous n’agissez pas sur un coup de tête, que c’est réfléchi, pensé, calculé…

…mais ne pas perdre de vue ses objectifs financiers

Pour ça il faut que les choses soient bien claires dans votre esprit. Pour vous y aider, vous pouvez fréquenter des personnes ayant peu ou prou les même objectifs que vous. Internet est un excellent moyen pour ce faire. Personnellement je fréquente le forum des Investisseurs Heureux. C’est l’occasion de discuter, d’échanger avec des personnes de tous horizons. Peu importe le nombre de chiffres du patrimoine, la situation professionnelle ou toutes autre considération.

Évidement, cela ne fait pas tout. Il va ensuite vous falloir conduire vos investissements de façon à vous approcher, petit à petit, de vos objectifs. Soyez sans crainte, vos proches se chargeront probablement de vous demander régulièrement si tout se passe comme vous le souhaitez.

Une fois les objectifs financiers atteins

Vous y êtes presque. Pourquoi seulement « presque » ? Parce que votre investissement est par nature emprunt d’une certaine volatilité.  Aussi, une fois l’objectif que vous avez franchi la ligne d’arrivée, ne coupez votre effort trop brusquement.

Sécuriser le tout

Prenez un peu de temps afin de vous constituer un matelas de sécurité. Matelas qui vous permettra de faire face à des moments de « moins bien » (baisse momentanée du rendement) pouvant affecter votre rente.

Ainsi, en cas de baisse passagère de votre rendement, qui entraînera nécessairement une diminution de votre rente, vous pourrez piocher dans ce matelas sans pour autant devoir improviser dans l’urgence une solution pour ne pas vous retrouver en difficulté. Si vous avez mis de côté deux années de rente, alors vous aurez un certain temps pour vous retourner si besoin.

Préparer l’avenir en tant que rentier…

Profitez également de cette période « tampon » pour commencer à prévoir ce que vous allez bien pouvoir faire du temps que votre rente va vous permettre de vous libérer. Car travailler moins (voir plus du tout) ça ne s’improvise pas. Bien au contraire, ça se prépare.

Que ferez-vous donc de tout ce temps libre ? Promenades au grand air ? Activités sportive, ludique ou culturelles ? Bénévolat associatif ?

…et le rester

Voila, vous êtes (semi) rentier. Il va maintenant falloir le rester.

Si vous êtes totalement indépendant financièrement (rentier), prenez garde à conserver des attaches sociales. Ne vous refermez surtout pas sur vous-même. Sortez autant possible / nécessaire. Si vous avez du mal à évoquer votre situation de peur d’être catalogué, brodez un petit peu. Ne dites pas que vous êtres rentier, mais quelque chose comme « gestionnaire financier pour compte privé », ou bien encore  « Gestionnaire de patrimoine privé »… Cela vous permettra de ne pas avoir à affronter un regard parfois réprobateur de la part de certains interlocuteurs.

Si vous êtes semi-rentier et donc que vous exercez donc encore une activité professionnelle à temps partiel, vous aurez probablement plus de facilités à conserver du lien social. Évitez de trop évoquer votre situation face à vos collègues. Certains pourraient devenir envieux de votre situation. Ce qui n’est pas sain dans un environnement professionnel.

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