Évolution stratégique globale

Évolution stratégique globale

Le temps passe, la vision évolue et les objectifs changent du tout au tout. Comme évoqué dans un article précédent (cf. L’argent, le temps… pourquoi ce tabou ?), l’argent est un moyen de s’acheter du temps. Suite à la rédaction de cet article pré-cité et à un évènement marquant (dans le bon sens du terme) il y a quelques jours, j’ai décidé revoir mes objectifs long terme. Ceci est une évolution stratégique…

Mes objectifs en terme de vie
Jusqu’à ce début septembre…

Je cherchais à faire croître mon patrimoine. Non pas pour devenir le plus riche (financièrement parlant) possible, mais pour me permettre, d’ici un un bon nombre d’années, de m’acheter du temps. J’entends par ceci « réduire mon temps de travail de façon conséquente ». J’investissais donc pour me permettre de réaliser un projet à long terme.

Depuis quelques jours…

Ma fille est rentrée à l’école. L’année passée, elle passait douze heures par jour chez sa « nounou », quatre jours par semaine. Le seul jour de la semaine où elle était à la maison, c’est moi qui passait onze heures non stop sur mon lieu de travail… Autrement dit, je ne la voyait que très peu.

Cette année, c’est l’école. Mais dans l’absolu les choses restent identiques. Je la vois toujours aussi peu. Il faut donc que ça change, et ce à court / moyen terme. J’ai une situation professionnelle plutôt stable. Je ne compte donc pas changer de travail. Par contre, une petite réduction de mon temps de travail ne serait pas pour me déplaire.

Le temps passé ne pouvant pas se rattraper, plus question, maintenant, d’attendre dix ans ou plus avant de pouvoir m’offrir ce luxe… Dans deux ans maximum je souhaite pouvoir franchir le pas.

Dès lors, une évolution stratégique devient nécessaire. Quelque chose de bien plus lisible (dans le temps) que les bonus cappés. Je me réoriente donc vers une stratégie « dividendes ». Elle devra me permettre de financer une partie de ma perte de revenus liée à la réduction de mon temps de travail.

Nouveaux objectifs chiffrés
  • me libérer 216 heures de travail par an, soit une perte d’environ 166€ /mois
  • financer à minima 66€ /mois via un petite rente
  • accepter de perdre au maximum une centaine d’euros par mois

Pour pouvoir atteindre cet objectif, en partant sur l’hypothèse d’un rendement brut sur dividendes de 5% /an, il me faut au minimum un capital de 19,4k€. Celui-ci sera alors en mesure de m’assurer une rente nette de 800€ /an. Tout juste ce dont j’aurais besoin pour entrer dans mes objectifs ci-dessus.

C’est un objectif de vie ainsi que financier plutôt abordable et réaliste. Je me suis même laissé dire qu’il manquait certainement un peu d’ambition. Peu importe. Passer plus de temps avec ma fille, c’est tout ce qui compte. Et c’est déjà pas mal.

Objectivement, quelle est mon évolution stratégique ?
  • Tout d’abord, j’abandonne ma stratégie de Dual Guidance. Elle ne correspond plus à mes objectifs. Je conserverai très certainement des bonus cappés, mais plus autant qu’actuellement.
  • Je me positionne désormais sur des actions de rendement, cherchant à obtenir un retour sur dividendes global de 5%brut par an.
  • J’investis massivement sur CTO, car les conditions liées au PEA pour profiter de ses avantages fiscaux ne correspondent plus à mes besoins.
  • Je continuerai à investir chaque mois, dès lors que mon budget me le permettra. Y compris lorsque mon objectif sera réalisé.
Où en suis-je actuellement ?

Je viens tout juste d’entamer la réorganisation de mon portefeuille. Il est fort probable que je clôture mon PEA afin de récupérer le capital qui y est placé. Celui-ci sera alors réinjecté sur le CTO.

J’ai dors et déjà initié quelques lignes de sociétés françaises en CTO. J’ai notamment profité la chute récente de foncières. Ce sont donc actuellement sept lignes d’actions qui composent ce nouveau portefeuille. Les bonus cappés représentent eux encore 10 lignes. Celle-ci seront clôturées au fil du temps, selon l’évolution des cours de chacun des sous-jacents concernés. Mon portefeuille global (CTO + PEA) est actuellement valorisé à hauteur de 14,1k€. Il me reste encore un peu de chemin pour atteindre mon capital minimal.

À l’avenir

Dans les prochains jours / semaines / mois, je vais m’atteler à ouvrir de nouvelles lignes d’actions. Pour le moment je reste orienté sur la place parisienne. Cependant, je ne m’interdis pas de regarder sur d’autres marchés.

En ce qui concerne les bonus cappés, leur présence au sein du portefeuille sera réduite. Ils devraient cependant conserver droit de citer.

Le Petit Actionnaire ?

Je vais bien évidemment continuer d’alimenter ce site. Qu’il s’agisse du suivi de ma stratégie, mais aussi de mes publications sur éducation financière… Rien ne changera.

Pour ce qui est des publications ayant pour sujet ma stratégie passée de Dual Guidance, ceux-ci resteront accessible en ligne. Les « pages » ne seron, malgré tout, plus accessibles depuis le menu.

 

4 commentaires sur “Évolution stratégique globale”

  1. Bonjour,
    Je comprends votre stratégie mais il faut tout de m^me se méfier un peu des dividendes de 5% ou plus:
    – le % élevé peut correspondre à une société dont le cours de bourse a chuté considérablement et qui est donc dans une mauvaise passe.
    – il y a assez peu de sociétés, mais elles existent, dont la distribution de dividendes est stable dans le temps. Mais cela peut être le fait de sociétés bien assises, dégageant des excédents mais appartenant à une économie « d’hier » qui n’a palus forcément le vent en poupe.
    -Regardez Rallye : son dividende avoisine les 10 % du cours mais le cours a été divisé par 3 depuis quelques années (donc capital perdu pour l’investisseur) et il y a une réduction du dividende versé de 1.40 € à 1 € il y a quelques mois : on n’est jamais à l’abri de ces réductions brutales qui se conjuguent de surcroît à une baisse de la valeur du titre…
    Je fais cependant confiance à des titres comme Total, ABCA, Axa sur ce plan.

    1. Bonsoir W,

      Je suis parfaitement d’accord avec vous. Un trop fort niveau de dividende cache souvent quelque chose, et il vaut mieux prendre un « bon » 3 ou 4% plutôt qu’un « mauvais » 5 ou 6% (ou plus).

      . Pour reprendre votre exemple qu’est Rallye, c’est en toute franchise, un titre qui ne m’a jamais intéressé. Il en est de même pour des sociétés dù type EDF, qui verse pourtant un dividende important (bien qu’en baisse ). Je pourrais également citer Neopost. Pour celle-ci j’ai vraiment du mal à voir quelle sera stratégie pour s’extirper de son marché d’origine, qui diminue structurellement.

      Seule Casino, pour le moment, fait selon moi office d’OVNI dans mon portefeuille. Mais j’ai pleinement conscience qu’il s’agit d’une position spéculative. D’où son poids réduit comparé aux autres sociétés achetées.

      . À l’inverse, je pense qu’investir aujourd’hui sur les foncières fait sens. Bien sûr, la baisse peut encore continuer. Mais entre Unibail, qui est l’une des principales SIIC mondiale et Merci aussi, qui arrive de bons résultats, je ne me fais pas trop d’inquiétude. Il y a probablement des craintes sur une future (prochaine ?) remontée des taux. Néanmoins je considères ces sociétés comme ayant clairement leur place en fond de portefeuille.

      . Total est l’une des valeurs qui entre naturellement dans ma stratégie. Cependant j’ai du mal à en prendre à son cours actuel.

      . ABC Arbitrage, je l’aime bien aussi. J’en ai déjà eu il y a deux bonnes années… achetée autour des 5€ à mes tout débuts en bourse. Aujourd’hui j’ai un peu de mal à la faire entrer dans ma stratégie dans le sens où son dividende est variable justement.

  2. Bonjour,
    Oui ABCA est certainement une valeur plus risquée que les grands ténors. Mais la société a l’avantage, outre son rendement, de se sentir « comme un poisson dans l’eau » dans les périodes de forte volatilité, vu son métier, ce qui constitue une relative protection pour nous.
    Mais pourquoi abandonnez-vous , même partiellement, les bonus cappés? Je trouve que le produit est intéressant si on a un horizon de 12 à 18 mois si toutefois, bien sûr, les marchés ne connaissent pas de soubresauts violents.

    1. Tout à fait. Mais le soucis qui se pose actuellement à moi, c’est le dividende variable d’une année à l’autre. Ce n’est pas l’idéal pour viser une rente.
      Mais à terme, une fois ma petite tente bien en place, disposer d’une position sur cette société n’est absolument pas exclu.

      Pour ce qui est des bonus cappés, ils s’adaptaient bien à ma stratégie précédente. Mais là, pour fixer un niveau de rente cela reste trop incertain.
      De plus, cette année j’ai connu quelques petites « déconvenues » sur des positions que j’estimais pourtant plutôt « sécurisées ». Devoir prendre des moins-values car la borne basse approche de trop, ça ne me plaît guère. En particulier sur des valeurs sur lesquelles je suis à l’aise.

Laisser un commentaire