Mettre en place une stratégie dividendes

Mettre en place une stratégie dividendes

Il existe, en bourse, diverses stratégies. Certains investisseurs vont rechercher des sociétés décôtées. D’autres essayeront de trouver la perle rare, qui leur permettra de décupler leur investissement de départ. De plus en plus choisiront d’investir de façon « passive », en misant sur des ETF. Un certain nombre choisiront, eux, de miser sur une stratégie dividendes.

En bourse, il y a de nombreuses stratégie… chaque investisseur se doit donc de choisir celle qui lui convient le mieux. Personnellement j’ai opté pour une stratégie dividendes.

Qu’est-ce qu’un dividende ?

Tout d’abord, voyons donc ce qu’est un dividende ? Ce symbole exacerbé et bien souvent exagéré du capitalisme moderne.

Car un dividende n’est autre qu’une part de la valeur d’une entreprise, laquelle est reversée à l’ensemble de ses actionnaires. D’ailleurs, puisqu’il s’agit de la valeur de l’entreprise, il est à noter que lorsqu’un dividende est versé, la société voit sa valeur boursière diminuer d’autant. Ce qui est tout à fait logique, puisqu’elle vient de distribuer une partie de sa valeur à ses actionnaires.

  • Exemple

Une société a un cours de bourse de 100€. Elle verse 3€ de dividende. Le jour du détachement du dividende, le cours de bourse de ladite société sera automatiquement réduit à 97€.

Avant le versement du dividende, les actionnaires possédaient des actions d’une valeur de 100€. Après versement, ces mêmes actions ne valent plus que 97€. En contre partie, les actionnaires reçoivent donc 3€ par action détenue.

Le versement d’un dividende ne fait donc pas gagner d’argent aux actionnaires.

Qui peut toucher un dividende ?

Tout actionnaire d’une société touchera le dividende versé par ladite entreprise. Il n’y a rien à faire d’autre que de détenir au minimum une action lors de la clôture de la veille du détachement du dividende. Ensuite, le courtier s’occupe de redistribuer les dividendes à l’ensemble de ses clients possédant des titres de la société.

Bien sûr, pour toucher un dividende… encore faut-il que la société en versé un. Car ce n’est pas obligatoire. Tout dépends de la politique propre a l’entreprise.

Le « jour du détachement » ?

Oui, un dividende n’est pas versé du jour au lendemain. Quoi que…

Il y a pour commencer, le « détachement » de celui-ci. Il s’agit du jour où le cours de bourse de la société intègre le versement du dividende. C’est à dire que le cours diminue, à l’ouverture du marché, du montant du dividende.

Vient ensuite, le jour du paiement du dividende. C’est, techniquement parlant, le jour où celui-ci sera versé sur le compte des actionnaires.

En général il se passe deux ou trois jours entre le moment du « détachement » et celui du « versement ». Dans certains cas, lorsque la société donne la possibilité d’être payé en actions, le délai entre « détachement » et « versement » peut atteindre jusqu’à quelques semaines.

Quand, et a quelle fréquence, sont versés les dividendes ?

La « saison des dividendes » a lieu, en France, en mai / juin. C’est à cette période de l’année que la grande majorité des entreprises versent leurs dividendes. Cependant, rien n’empêche de le verser à tout autre moment de l’année.

Pour ce qui est de la fréquence, en France le dividende est généralement versé annuellement (en une seule fois). Il arrive cependant que certaines entreprises optent pour un versement en deux fois (acompte + solde), voir trimestriel (trois acomptes + solde).

Aux États-Unis, le versement trimestriel est par exemple beaucoup plus répondu qu’en France puisque seule Total agit de la sorte. On notera même, outre atlantique, une attirance pour le.versement mensuel des dividendes. A ma connaissance, aucune société française n’a une telle politique mensuelle.

La stratégie dividendes

Le but premier de cette stratégie est donc de toucher des dividendes. Elle est particulièrement adaptée pour les investisseurs désireux de pouvoir sortir une rente. Mais pas que…

Choisir des sociétés à « haut rendement » ?

L’investisseur débutant autant tendance à être attiré par les sociétés offrant les plus hauts rendements. Il faut dire que recevoir 10% (ou plus) par an, c’est quelque chose de fort intéressant. Tout du moins sur le papier.

Sauf qu’il ne faut pas oublier que le dividende n’est rien d’autre qu’un appauvrissement de la société. Ce sont des liquidités qu’elle doit sortir de ses caisses.

Une société versant un dividende très élevé sera donc généralement une société en difficultés, laquelle cherche à tout prix à conserver ses actionnaires.

Les « hauts rendements » doivent donc pousser à s’interroger sur la société elle-même ainsi que sur la pérennité du dividende dans les années à venir. Hors sociétés foncières, qui offrent généralement un rendement plus élevé, il sera compliqué de trouver des sociétés solides offrant plus de 3 ou 4% par an. Il y a bien sûr quelques exceptions, mais elles ne sont pas légion.

Orientation du dividende

Dans l’idéal, il convient de favoriser les entreprises dont le dividende augmente chaque année depuis au moins dix à quinze années. Il en existe quelques une sur le marché français. J’en possède d’ailleurs quelques unes en portefeuille.

Ensuite, il n’est pas inopportun d’opter pour des sociétés proposant un dividende stable depuis plusieurs années. Certes il n’augmente pas, mais il ne baisse pas non plus.

En troisième choix, il peut-être envisageable d’acheter des sociétés dont le dividende est en augmentation constante depuis plusieurs années, mais qui ont un historique de « coupe » de celui-ci lors des périodes difficiles (krach boursier). Il convient cependant de ne pas investir uniquement sur ce type d’entreprises.

Quatrièmement, il existe aussi des sociétés dont le dividende évolue chaque année aussi bien à la hausse qu’à la baisse. C’est loin d’être l’idéal pour une stratégie dividendes, mais cela peut se tenter si l’historique de ces variations n’est pas trop important.

Savoir se détacher des cours de bourse

Une stratégie dividendes implique généralement des investissements de longue durée sur les actions choisies. Il est donc nécessaire d’investir sur des sociétés solides (tout du moins qui donnent l’impression de l’être) et dans lesquelles vous croyez.

Ce sont des points nécessaires afin de parvenir à se détacher des variations à court terme des cours boursiers. Cela ne signifie pas qu’il faille s’en détourner totalement. Néanmoins, il n’est pas utile, dans l’absolu, de regarder vingt par jour le.niveaux des cours.

Sur quel support mettre en place une stratégie dividendes ?

De part ses avantages fiscaux, le PEA (Plan Épargne Actions) est clairement le support à favoriser pour tout investisseur se positionnant sur des valeurs européennes. À condition de ne pas devoir faire de retraits (sortie d’une rente par exemple) avant que compte n’ai atteint l’âge de 8 ans

Si ces conditions de délais ne conviennent pas, il reste parfaitement possible d’investir via un CTO (Compte Titres Ordinaire). La fiscalité y est moins favorable, mais les contraintes sont ici inexistantes.

Des objectifs raisonnables

Mon point de vue sur ce qui est raisonnable ou non est forcément biaisé par le fait que j’applique moi-même une stratégie dividendes. Pour autant, j’estime que viser un rendement brut de l’ordre de 4 à 5% est parfaitement envisageable.

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