le Petit Actionnaire
20 octobre 2019 la convergence de la lutte des classes

La convergence de la lutte des classes…

La convergence de la lutte des classes (outre le fait d’être un titre un brin accrocheur) est devenue aujourd’hui un souhait d’une certaine partie de la population ; les #GiletsJaunes & co. Il y aurait donc, en France, une lutte des classes. Sous-entendu, les “pauvres” n’en peuvent plus, les “riches” en veulent plus. Soit. Pourquoi pas.

Personellement j’ai une autre vision des choses. Nous vivons dans une société inégalitaire. Je ne nie pas ce point. Par contre, du point de vue des “lutteurs” , les deux seules solutions possibles et envisageables se limiteraient à :

  • Prendre plus aux “riches” car vous comprenez :”ils en ont beaucoup trop !”
  • Donner plus “pauvres” car vous comprenez : “on ne leur en done pas encore assez !”

N’y aurait-il pas d’autres solutions, d’autres moyens, de réduire les inégalités et d’élever vers “le haut” ceux qui s’estiment “trop bas” ? Bien-sûr que si. Il suffit de le vouloir, et, surtout, de s’en donner les moyens.

Une carrence éducative évidente

Trop souvent, l’argent est considéré comme une fin en soit. Il s’agirait du Graal. Pourtant, il ne s’agit que d’un outil, un moyen d’atteindre un objectif, comme un autre. Certains ont une vie minable malgré des tonnes de “billets”, là où d’autres auront une vie formidable avec trois fois rien. À quoi est-ce dû ? À rien d’autre qu’à une carrence éducative fondamentale : l’absence d’Éducation financière.

Lutte des classes ou lutte financière ?

Il suffit, pour répondre à cette interrogation, de constater la multitude de profils présents aux origines du mouvement des #GiletsJaunes. Se côtoyaient aussi bien des manifestants aux revenus faibles que d’autres avec de bons émoluments. Leur point commun ? Se plaindre, entre autres choses, de fins de mois difficiles !

Autre exemple, la supression de l’Impôt sur la Fortune (ISF). Il ne fallait pas être bien malin pour déviner que supprimer un impôt auquel seuls les plus aisés (hors situation paradoxale type Ile de Ré) étaient assujettis… allait faire faire des économies à ces mêmes “plus aisés”. Une aberration du point de vue des “plus pauvres”, malgré des baisses d’impôts importantes les concernant eux aussi (taxe d’habitation par exemple).

Cette lutte des classes n’est donc rien d’autre qu’une lutte financière. Chacun, peu importe sa “classe”, cherche une seule chose ; avoir toujours plus d’argent. Cet outil érigé en un Dieu. Un outil qui divise (pour mieux régner ?) la population.

L’Éducation dans tout cela ?

Par “Éducation” j’entends apprentissage de connaissances. Les “anciennes” générations ont connu la guerre, la pauvreté absolue, le manque de nourriture. Est ensuite venue la période faste des 30 glorieuses, où tout était possible. L’explosion des crédits, la naissance de la société de consommation, … Tout était parfait dans le meilleur des mondes.

Est ensuite apparue la génération suivante. Née à la suite des crises pétrolières, cherchant à vivre de la même façon que la génération précédente, alors même que le monde a grandement évolué et est désormais totalement différent.

Quel est le point commun entre ces deux générations ? Celui d’avoir grandi avec une certaine forme d’insouciance. Insouciance ayant entraîné des carrences éducatives en termes d’Éducation financière. En effet, puisque “tout était possible”, pourquoi diable se prendre la tête à essayer de comprendre quelques concepts financiers de base tels que le crédit ou les intérêts composés ?

Mais le pire était à venir ! La nouvelle génération, celle du milieu des années 90 / début des années 2000. Une génération nourrie à “l’oppulence fictive”. Le monde s’est grandement durci. Il est devenu particulièrement hostile, et malgré tout, du point de vue de la gestion financière… les choses n’ont pas évoluées. La société de consommation continue de primer contre toute logique économique.

S’y ajoute une certaine emprise culturelle. Les “stars” auxquelles s’identifient les jeunes (et les moins jeunes) ne sont autres (bien souvent) que des “starlettes” dont l’envergure est proportionnellement inverse à leur égo et à leur Éducation financière. Quand le “parraître” devient plus important que “l’être”, il est évident que le choses ne peuvent qu’aller mal. On ne peut pas demander à un esprit nourri aux “Ch’tis contre les Marseillais” d’avoir les capacités de réflexion d’un futur prix Nobel de littérature ou de physique.

Et pourtant…

Et pourtant, tout ceci n’a rien de définitif. Il est toujours possible de parfaire ses connaissances et d’évoluer. Rien n’est jamais gravé dans le marbre. L’Éducation financière, cela peut s’acquérir à n’importe quel âge. Seule la volonté est necessaire. Fort heureusement, la volonté est totalement gratuite !

Éduquez-vous, lisez ” Le guide de l’Éducation financière

Le guide de l’Éducation financière vous permettra de découvrir de nouvelles approches de gestion de vos finances personnelles. Il vous guidera au quotidien et vous donnera les clés afin de mettre en place des objectif réalistes et atteignables. En outre, il s’ouvre quelque peu sur l’investissement boursier… mais aussi sur quelques questions d’ordre fiscal.

Ne croyez pas que j’essaye, de par cette citation de synopsis, de vendre mon ouvrage. Ou plutôt si, pensez-le. Mais dites-vous bien que je suis un piètre commercial / vendeur. Sans quoi je ne vous dirais pas que vous pouvez retrouver la totalité de son contenu, librement accessible, sur le site du Petit Actionnaire.

Mais voilà, aurez-vous la volonté nécessaire afin de lire (et de mettre en application) les conseils qui sont donnés tout au long de ses 142 pages ? Quoi qu’il en soit, dites-vous bien que rien ne vous tombera, sans effort, dans le ceux de la main.

Et la lutte des classes convergea… vers l’Éducation financière

J’estime, vous l’aurez compris, que l’Éducation financière est la base de tout. Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est elle qui peut permettre à chacun de mieux comprendre certains mécanismes financiers. Mais avant toutes choses, l’Éducation financière est à même de donner les clés nécessaires à une gestion plus saine et plus durable des ses finances personnelles. Il n’y aura aucun miracle. Par contre, il est évident que de bonnes surprises peuvent découler (et découleront assurément) de la mise en place d’une bonne gestion.

Aussi, “classe populaire” et “classe aisée” ne sont pas une fin en elles-mêmes. Ce ne sont que les conséquences d’un manque évident d’Éducation financière. Carrences susceptibles de toucher n’importe qui, sans aucun égard au patrimoine détenu. Malheureusement, les personnes issues des milieux sociaux les plus défavorisés seront les plus à même de connaître les conséquences négatives de cette absence éducative.

Une première étape plutôt qu’un aboutissement

L’Éducation financière permet de mieux gérer ses finances. L’idée derrière celle-ci est de parvenir à réaliser des économies au quotidien, et, surtout, sur la durée. Savoir comment (et pourquoi) est utilisé son argent est le préalable à toute progression future.

Il deviendra, ensuite, possible de viser un peu plus haut… une fois une épargne de secours constituée : Investir ! Un gros mot pour de nombreux français. Ceux-ci s’estimant totalement incapables de se hisser, un jour, jusqu’à ce niveau en font un Eldorado, chasse gardée des “riches”.

su_quote style=”default” cite=”le Petit Actionnaire” url=”” class=””]L’argent va à l’argent. Assurez-vous d’en posséder un peu afin de le faire fructifier à votre niveau[/su_quote]

Bien-sûr, un bonne Éducation financière ne fera pas de vous un(e) futur(e) millionaire. Néanmoins cela aidera grandement à améliorer et à faciliter les fins de mois.

Il est à noter que plus les revenus sont faibles, plus il est important de savoir gérer ses finances. De très faibles revenus seront évidemment un frein important à l’équilibre de ses finances personnelles. Mais cela aidera quoi qu’il en soit. De plus, connaître les bases d’un domaine en particulier n’est jamais une mauvaise chose. Tant pour vous que pour votre entourage.

Maintenant foncez… et convergez de lutte des classes vers l’Éducation financière pour tous.

Une réaction au sujet de « La convergence de la lutte des classes… »

  1. Bonjour,
    J ai pensé aussi que l éducation financière avait un lien avec la nature des problèmes que nous traversons.Je côtoie des cadres au quotidien qui ne connaissent même pas les bases, persuadés que ils n en ont pas besoin car ils gagnent bien leur vie jusqu’au jour ou crac… j essaie de les faire parler mais à bout de 2 questions ça les saoule… l ampleur de la tâche est énorme mais il faut le faire avec nos enfants.
    Bon bouquin que vous avez fait

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