le Petit Actionnaire
15 février 2020 Dividende Score

Dividende Score : Investissez sur les bonnes sociétés !

Mise à jour du 16/02/2020 : Rajout d’une variable financière dans le calcul du Dividende Score : le taux de rentabilité des capitaux propres (ROE).

Comme je l’ai évoqué il y a quelques jours, je prépare actuellement un screener maison. Celui-ci aura pour finalité d’aider à choisir les sociétés sur lesquelles investir dans l’optique de percevoir des dividendes. J’ai nommé : le Dividende Score. Si ce dernier est encore au stade de l’élaboration, j’ai tout de même décidé de partager mes premières données.

Celles-ci ne concernent pour le moment que le CAC 40. J’envisage, à terme, de procéder à la même analyse pour l’ensemble du SBF 120. Dans l’état actuel des choses, seules les 20 sociétés ayant dors et déjà publié leur résultat 2019 font ressortir des chiffres utilisables.

Le Dividende Score…

Le Dividende Score vise à donner un score à chaque société analysée. Plus celui-ci est élevé (le score maximal étant 10), plus la société apparaît comme une candidate intéressante à l’investissement (dans une optique dividendes). Afin d’obtenir un score réellement intéressant pour chaque société, j’ai pris parti de compiler différents indicateurs :

  • la “Culture du dividende” : Il s’agit du nombre d’années écoulées depuis le versement du premier dividende de la société. Plus cet indicateur est élevé, plus le versement d’un dividende est ancré dans le gènes de la société.
  • le type de croissance du dividende : Une société versant un dividende croissant chaque année sera bien plus attractive qu’une autre alternant stabilité et baisses. Des analyses sur 5, 10 et 15 exercices permettent de faire sortir du lot les sociétés augmentant régulièrement leur retour aux actionnaires.
  • l’évolution du dividende : Je cherche via cet indicateur, lequel est décliné en trois périodes (3 derniers exercices, depuis la crise de 2008 et sur l’ensemble de l’historique de versement de la société), à donner de l’importance aux sociétés sont là croissance annuelle moyenne du dividende est la plus forte.
  • le pourcentage de distribution du BNA : Une société reversant 100% (ou plus) de son BNA à ses actionnaires aura beaucoup de mal à maintenir son dividende en cas de baisse des revenus. Inversement, une société “fourmis” aura les reins assez solides pour afin supporter une baisse de ses bénéfices ans forcément devoir réduire son dividende.
  • le ROE (taux de rentabilité des capitaux propres) : Il permet d’intégrer le taux de rentabilité de l’entreprise au calcul du Dividende Score. Plus le ROE sera élevé (et en croissance), mieux ce sera pour l’actionnaire et la pérennité des dividendes.

Voici donc les quatre variables utilisées afin de produire le Dividende Score. Cependant, j’ai décidé d’instaurer un “malus” à certaines sociétés. Sont concernées celles ayant, à au moins une occasion, coupé totalement le versement de leur dividende.

En effet, une stratégie dividendes se base sur… les dividendes perçus. Je considère donc qu’une société faisant le choix de ne plus verser de dividende (même sur un seul exercice), ne peut pas être considérée comme étant “fiable” sur la durée.

Quel intérêt pour l’investisseur ?

L’intérêt du Dividende Score sera différent selon le type d’investisseur qui l’utilisera. Tout d’abord, il ne s’intéresse absolument pas au niveau de rendement des diverses sociétés. Il permettra donc aux “débutants” de ne pas se focaliser uniquement sur le rendement. Car, soyons clairs, le rendement est un très mauvais indicateur d’investissement.

En outre, le Dividende Score, de par ses multiples facteurs analysés (voir liste ci-dessus) permet de se représenter chaque société sous un angle particulier, multi-facteurs. C’est intéressant dans le sens où chacun d’entre eux doit intervenir lors du choix d’investissement.

Une confiance aveugle ?

Faut-il faire une confiance aveugle au Dividende Score ? Bien-sûr que non ! Cela reste un indicateur devant aider à la prise de décision. En aucun cas il ne faut le considérer comme une indication du futur de la société.

Si le fait d’utiliser des données pouvant remonter à plus de deux décennies permet d’obtenir une “photographie” fidèle de l’intérêt de posséder telle ou telle société au sein d’un portefeuille “dividendes”, cela ne dit absolument rien d’autre.

Le Petit Actionnaire et le Dividende Score

Il eest intéressant de regarder a composition de mon portefeuille au regard du Dividende Score de chaîne des sociétés que je possède en portefeuille. Si certaines affichent un score élevé, d’autres, en revnche, font assez pâle figure :

  • LVMH : 8,8
  • L’Oréal : 7,0
  • Michelin : 6,7
  • Vinci : 6,5
  • Total : 5,9
  • Sanofi : 4,7
  • Unibail Rodamco Westfield : 3,1
  • Mercialys : nd

Il est tout de même à noter que (hors foncières) toutes mes sociétés ayant déjà publié leur résultats affichent un Dividende Score au-dessus de la moyenne (5/10). Cela provient en partie du fait que j’i pour règle de ne pas investir dans des sociétés ayant déjà coupé totalement leur dividende.

Comme évoqué précédemment, cette version du Dividende Score n’est pas définitive. Il n’est pas exclu que j’intègre de nouvelles variables. Aussi, n’hésitez pas à mes faire part de vos remarques concernant celui-ci !

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5 réactions au sujet de « Dividende Score : Investissez sur les bonnes sociétés ! »

  1. Bonjour,
    J’aime bcp votre screener. Il apporte une autre vision que ceux de l’IH dont je suis abonné. Ce screener peut réveler qq surprises (bonne ou mauvaise), je pense. Gràce à votre blog, je me suis lancé moi aussi dans la l’investissement et la stratégie dividende (un peu tardivement car j’ai 50 ans) et donc je suis plus à la recherche du rendement vue que j’ai moins de temps. mias je pense qu’on peut arriver à combiner les 2 en acceptant les risques bien sur. En tout cas, votre screener m’a donné aussi envie d’en construire un mais il me manque un peu d’expérience pour affecter les coefficients de pondération. Avez-vous prévu d’expliquer vos différents coefficients ? Cela m’interesserait car je pense que nous avons tous des sensibilités différentes face à certains critères et des stratégies légèrement différentes. En tout cas excellent travail.

    1. Bonjour Sylvain,

      Je vous remercie pour votre message. En effet je me démarque des screener de l’IH (au demeurant très complets, intéressants et utiles) dans le sens où je me concentre uniquement sur les dividendes.

      Pour ce qui est des coefficients, ils sont encore susceptibles d’évoluer dans le cas où je compléterais le screener. Néanmoins, j’ai surpondéré le “pourcentage de distribution du BNA” ainsi que le “type de croissance”.
      J’estime qu’une distribution pas trop importante (<50% du BNA) couplée à une augmentation constante (ou au moins régulière) du dividende sont des éléments rimordiaux pour l'investissement dans les dividendes. Bien plus que le rendement lui-même.

      Cordialement,
      le Petit Actionnaire

  2. Merci pour vos éléments de réponse. Je vais donc attendre que vous consolidiez ce screener. je serais preneur alors de vos explications de pondération car cela me simplifierai la vie de pouvoir me construire moi aussi un tableau de synthése afin de m’éviter de consulter mes tableaux de bord qui font quelques dizaines de colonnes.
    Excellent WE

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