Pourquoi passer de petits ordres d'achats ?

Pourquoi passer de petits ordres d’achats ?

Il s’agit, si je puis dire, de l’une de mes marques de fabrique. Lorsque je dois opérer un renforcement de portefeuille, j’ai désormais pris pour habitude de multiplier les petits ordres plutôt que de n’en passer qu’un seul “gros”. Ainsi, si je dispose (par exemple) de 400€ à investir, il est fort probable que j’utilise ces fonds pour acheter deux sociétés (200€ chacune) plutôt qu’une seule (400€). Mais pourquoi procéder de la sorte, alors que cela multiplie les ordres et les frais ?

Ma capacité d’investissement

Ma capacité mensuelle d’investissement est limitée. Si celle-ci va prochainement augmenter et se situera à environ 500€ (plus ou moins une centaine d’euros), je ne peux pas pour autant me considérer comme étant “privilégié”. En effet, tout ceci est lié à une bonne gestion d’ensemble des budgets de mon foyer. Celle-ci me permet de dégager un excédent budgétaire, lequel croît à partir du moment où les rentrées d’argent augmentent.

Gérer ses budgets est à la portée de tous. Il faut effectivement parfois faire des choix, mais ceux-ci sont généralement payants. Le tout étant de savoir clairement ce que l’on veut.

Diversifier le portefeuille

L’une de mes principales motivations quant à la mise en place à ces renforcements “parcellaires” est d’assurer une diversification sectorielle globale de mon portefeuille. Ainsi, plutôt que de ne renforcer qu’un secteur via une seule société, je favorise le multi-secteur.

De plus, cela a l’avantage de ne pas donner trop de poids d’un coup à un seul secteur à l’occasion de chaque renforcement. D’eux d’entre eux (au moins) se retrouvent ainsi mis en avant. N’ayant absolument aucune certitude quant à l’avenir, la diversification apporte, de mon point de vue, une certaine dose de sécurité et de tranquillité.

Ne pas avoir d’informations privilégiées

Je suis un petit investisseur, et mes moyens sont limités. Il n’étonnera donc personne que, comme un très grand nombre d’investisseurs particuliers, je ne possède aucune information privilégiée quant à n’importe quelle entreprise. Ne nous le cachons pas, je ne dispose guère d’autre chose que d’informations dites de “troisième main“.

Recherchant les dividendes plus que de la plus-value, cela limite l’impact. Il est néanmoins évident qu’acheter une action à dividende croissant à un cours bas est bien plus intéressant que de l’acheter à un niveau élevé. Aussi, effectuer deux achats plutôt qu’un seul me permet de diversifier les risques que je prends lors de mes renforcements.

Si je tombe sur une action “avariée” (le Dividende Score est là pour essayer de m’éviter cela), son poids dans mon portefeuille n’est donc pas trop important. Mon exposition à celle-ci demeure raisonnablement limitée et les conséquences d’un mauvais choix sont alors clairement réduites.

Les conditions d’achat

Outre la diversification, multiplier les achats relève également d’une certaine quiétude psychologique. J’entends par-là que je suis susceptible de renforcer aussi bien à la baisse qu’à la hausse. Si ce second type d’achat est longtemps resté un problème pour moi, il devient de plus en plus facile (ou de moins en moins difficile, c’est selon…) à réaliser.

Ces achats multiples sont donc l’occasion de profiter de cours que j’estime intéressants (qu’ils soient à la hausse ou à la baisse) sur plus de titres. C’est à dire qu’au lieu de n’acheter qu’une seule société qui “me fait de l’œil”, j’ai la satisfaction psychologique d’en avoir au moins deux.

Cela ne transparaît peut-être pas de premier abord, mais la question de la psychologique est extrêmement importante. C’est elle qui définie notamment l’aversion au risque de chacun, mais aussi le type de stratégie d’investissement adoptée par l’investisseur. La bourse enchaîne les périodes de hausses, de baisses et de stagnations comme bon lui semble. L’investisseur se doit alors d’être prêt à affronter toute situation !

Les petits ordres : Une stratégie qui comporte des inconvénients

Bien sûr, comme tout choix, mon choix d’opérer des renforcements multiples est source de quelques menus inconvénients :

  • Multiplication des ordres des bourse et des frais de courtages
  • Existence de toutes petites lignes dans mon portefeuille

Heureusement, celles-ci restent relativement anecdotiques à mes yeux. D’une part j’essaye généralement de me fixer une limite (fixée à 1%) quant aux frais de transactions. Limite qui ne représente au final que quelques centimes, les ordres de mon courtier étant faiblement facturés (0,99€ si < 500€). D’autre part, avoir de petites lignes n’est absolument pas un soucis pour moi. Si une société se trouve dans mon portefeuille, c’est que j’ai confiance en elle. J’investis sur du très long terme. Aussi, cela signifie que j’envisage quoi qu’il arrive de la renforcer un jour ou l’autre. Même si cela ne se fait à court ou moyen terme. Tout dépend des opportunités d’offrant à moi.

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