Unibail Rodamco Westfield : chaud les marrons !

Unibail Rodamco Westfield : chaud les marrons !

Alors qu’Unibail Rodamco Westfield (URW) connaît une grosse indigestion, ne parvenant pas à digérer la coûteuse fusion datant de 2018 (entre Unibail Rodamco d’un côté et Westfield de l’autre), voila que la société se retrouve dans une situation très compliquée. Conséquence directe de la crise du covid-19 et des périodes de confinement imposées au printemps dans de très nombreux pays, URW se voit dans l’obligation de mettre un place un plan d’économies de 9 milliards d’euros.

Des actionnaires en PLS

L’un des choix retenus, est une augmentation de capital de 3,5 milliards d’euros ! Alors que le cours flirte avec ses plus bas à plus de 20 ans (moins de 37€), cette annonce s’avère être une très mauvaise nouvelle pour les actionnaires actuels. Ceux-ci vont être très fortement diluées, sachant que la capitalisation du groupe n’est désormais plus que de 5 petits milliards d’euros. Cela fait d’URW la plus petite société (en valeur) du CAC40, très loin des “leader” du SBF que sont EDF et Sartorius Stedim Biotech (27 et 26 milliards). Ne parlons même pas des mastodontes parisiens que sont, entre autres, LVMH (212 milliards), L’Oréal (155 milliards) et Sanofi (110 milliards).

En outre, le dividende sera fortement réduit pour les années à venir. Une véritable douche froide pour les actionnaires… Si le très faible Dividende Score d’URW ne pouvait laisser présager tel scénario, il était pourtant censé alerter les investisseurs sur la pérennité du dividende de la société.

La chute d’un géant aux pieds d’argile

J’évoquais hier (pur hasard du calendrier) mon ressenti vis à vis des foncières de centres commerciaux et de bureaux face à la crise du covid-19. Ma conclusion était sans appel… cette crise a eu (et aura encore) des conséquences très fortes sur ces sociétés, URW en premier lieu.

Celle que je considérais moi-même comme l’une des plus belles foncières du monde (qualité des centres commerciaux, situation des emplacements, renommée, …) n’est aujourd’hui plus que l’ombre d’elle-même, sous le joug d’une direction semblant, désormais, naviguer à vue.

Certes, la crise économico-sanitaire du covid-19 a porté un coup très sévère à la société. Néanmoins, elle ne suffit pas à elle seule à justifier une chute de 85% du cours depuis les plus hauts de 2015 (à près de 260€ par action).

Ne pas se focaliser sur le dividende !

Ce n’est n’est la première ni la dernière fois que j’écris ce genre de chose : Il ne faut jamais se focaliser sur le niveau du dividende lors de l’achat d’une action.

J’ai moi-même fais cette erreur à mes débuts (entre autres avec URW…). Heureusement j’ai su couper ma position il y a six mois. Ma moins-value (hors dividendes perçus) s’élevait alors à environ 50%. Ce n’est jamais agréable que d’admettre avoir commis une erreur de jugement, mais cela peut malgré tout être salvateur.

Dès lors qu’une entreprise ne répond plus aux attente de l’investisseur, il n’y a alors plus aucune de la conserver en portefeuille.

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