Bilan emprunt bancaire d'avril 2020

Bilan, emprunt bancaire d’avril 2020

Début avril 2020, soit il y a près de dix mois, je souscrivais à un emprunt bancaire d’un montant de 3,5k€ de façon à renforcer mon portefeuille d’actions orienté dividendes suite au krach qui venait d’avoir lieu.

Le crédit… et le contexte

J’ai donc souscrit mon crédit auprès de ma banque principale. La décision fut prise très rapidement, suite au début de remontée du CAC40, après que celui-ci soit brièvement passé sous les 4000 points.

La décision de prendre du levier sur mon portefeuille prise, j’ai décidé d’anticiper le déblocage des fonds en piochant dans mon épargne de secours. “Pioches” que je me suis remboursé une fois le crédit validé et versé. À savoir :

  • 3,5k€ au TAEG fixe de 4,86%
  • 60 mensualités

Le taux est élevé, mais ma priorité était ailleurs, à savoir ne pas perdre de temps tout en ayant bien mieux que du 10% variable.

Les achats réalisés avec cet emprunt bancaire

J’ai investi ces 3,5k€ de liquidités en quatre fois, réparties entre fin mars 2020 et mi-avril. Mes achats se sont portés sur 14 titres. Comme à mon habitude je favorise un panachage assez large plutôt qu’une prise de position sur un trop faible nombre de sociétés. L’espérance de gain est moindre… tout comme le risque de perte.

Les sociétés sélectionnées étaient les suivantes. Entre parenthèses le nombre d’actions achetées et la performance (hors dividendes) depuis ces achats :

  • Thermador Groupe (5 ; +95,3%)
  • Legrand (4 ; +59,8%)
  • Ipsos (7 ; +51,9%)
  • Total (7 ; +42,9%)
  • Seb (1 ; +40,2%)
  • ETF S&P 500 (13 ; +29,5%)
  • L’Oréal (2 ; +28,7%)
  • Dassault Systèmes (2 ; +24,0%)
  • Orpéa (2 ; +23,0%)
  • Thales (3 ; +18,9%)
  • Air Liquide (5 ; +12,1%)
  • Rubis (8 ; +1,1%)
  • Sanofi (2 ; -2,5%)
  • Danone (4 ; -4,8%)

Le tout pour une performance globale de +26% ! Certes j’ai eu de la chance dans le sens où le marché aurait parfaitement pu rebaisser sensiblement plutôt que de remonter comme il l’a fait. Néanmoins, il est parfois nécessaire de provoquer la chance. Et pour cela, il faut savoir prendre des risques tout en les maîtrisant sereinement.

Certes, dans une stratégie dividendes comme la mienne, le cours d’achat n’est pas ce prévaut. Ainsi, chaque mois je renforce mon portefeuille sans vraiment me préoccuper du niveau du marché. Il n’en reste pas moins que profiter d’une correction / d’un krach permet de se positionner à la fois sur le côté “dividende” et de prendre une option “plus-value”. L’intérêt de profiter de ces creux est donc bien réel. Mais, et je ne le répéterai jamais assez, cela doit se faire avec parcimonie et surtout sans porter à la sérénité de l’investisseur.

En effet, dans mon cas le levier représentait environ 15% de la valorisation du moment du portefeuille (cela reste raisonnable). De plus, le crédit était couvert par mon épargne de secours. C’est ainsi que face, je gagne, pile, j’apprends.

En cas de nouvelle chute des marchés

Il va sans dire que je suis susceptible d’agir de  la même manière à l’occasion d’une future chute des marchés. Y compris si mon crédit actuel n’est pas totalement remboursé. Ma bonne gestion financière me laissant suffisamment de marge de manoeuvre pour supporter un emprunt bancaire similaire si l’occasion se présentait à nouveau.

J’ai d’ailleurs repris une couverture de portefeuille afin de disposer de liquidités si les marchés devaient baisser de nouveau.

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