Thales, en baisse mais conforme aux attentes

Thales, en baisse mais conforme aux attentes

Thales, industriel de l’aéronautique, de la défense et du spatial vient de dévoiler ses résultats annuels 2020. Logiquement impactés par la crise économico-sanitaire, ceux-ci sont en retrait par rapport à l’exercice 2019. Ils restent néanmoins conformes aux attentes du marché.

C’es ainsi que le chiffre d’affaires du groupe se situe en 2020 à 17 milliards d’euros, en baisse (à données constantes) de 10,4% . Le résultat net consolidé, est lui en retrait de 57% à 483 millions d’euros. Le groupe conserve tout de même une certaine visibilité, avec un total de 18,5 milliards d’euros (-6%) de prises de commandes.

En outre, le dividende proposé au titre de l’exercice 2020 sera de 1,76€. Soit une augmentation de 193% par rapport à celui de l’an dernier, lequel avait connu une chute phénoménale. Ce versement représente un taux de distribution du résultat net de l’ordre de 40%.

Thales dans mon portefeuille

Le groupe français représente, actuellement, environ 3% de mon portefeuille d’actions orienté dividendes. Je limite la taille de ma position du fait de la présence de l’Etat au capital du groupe. Celui-là même qui a fortement incité le groupe à couper son dividende l’an passé.

Je considère, de façon générale, que l’Etat “schizophrène” n’est pas un bon partenaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que celui-ci a plusieurs casquettes, lesquelles sont très souvent incompatibles entre elles :

  • investisseur (doit défendre les intérêts des investisseurs)
  • régulateur (doit s’assurer de l’édiction et du respect des règles)
  • puissance publique (doit préserver les intérêts des français)

Dans le cas de Thalès pourtant, je pense, après réflexion, que ces intérêts convergent plus ou moins. En effet, l’intérêt des français rejoint globalement celui des investisseurs : que l’entreprise demeure rentable. Il en va de la capacité du pays à conserver une certaine indépendance militaire et spatiale. Dans le cas d’autres sociétés (type EDF), l’intérêt des français est bien sûr que la société soit en bonne santé. Mais il y a également un intérêt pécunier direct, lequel prend trop souvent le dessus : ne pas payer trop cher l’énergie consommée. C’est ce qui fait de l’Etat un actionnaire “schizophrène” (dans le cas d’EDF) par excellence, puisqu’il doit contenter des intérêts qui s’opposent totalement.

Considérant les résultats 2020 et les perspectives pour l’exercice 2021, je me réserve la possibilité de renforcer quelque peu ma ligne Thalès.

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