Métaverse

Le Métaverse, Révolution sociétale?

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Cet article trouve son origine dans un tweet que j’ai publié il y a quelques jours, dans lequel j’évoquais mon point de vue personnel sur le Métaverse. Ce fameux (futur) espace virtuel d’échange et de vie, censé remplacer, à terme, le monde digital d’internet. Comme je m’y attendais, les avis sont particulièrement tranchés dès lors que ce sujet est évoqué. Et c’est une excellente chose, sans quoi il n’y aurait guère d’intérêt d’en parler !

Je vais donc aborder aujourd’hui cette nouvelle technologie particulièrement fascinante. Notamment en évoquant mon investissement dans la plate-forme Next Earth, mais également en développant mon point de vue personnel sur la question. Le but de cet article étant double. À savoir évoquer l’un de mes supports d’investissement les plus prometteurs (et risqué !), mais également pouvoir échanger sur ce sujet quant à la vision de chacun.

Métaverse et fiction…

Avant d’entrer dans le vif du sujet et de parler investissement / avenir technologique, je voudrais juste aborder la place du Métaverse dans la fiction, avec l’évocation de deux longs métrages qui ont, malgré eux, vraiment participé à ma découverte de ce concept.

Ready Player One

Le premier est tout bonnement signé Steven Spielberg (rien que ça), et n’est autre que l’adaptation du best-seller éponyme de Ernest Cline, publié en 2011.

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…​

Allocine

Ce qui m’a marqué dans ce film

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Ralph 2.0

Dans un registre totalement différent, j’ai visionné ce long métrage d’animation car j’avais particulièrement bien aimé le premier opus, de part l’originalité de l’histoire et de l’approche adoptée.

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…​

Allocine

Mon ressenti face à cette fiction d’animation

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Je crois au Métaverse !

Oui… Je crois à la technologie du Métaverse. Je suis bien incapable de dire si il agira de quelque chose de “positif” ou de “négatif” pour l’Homme, mais je suis convaincu que c’est ce vers quoi nous tendons. Certainement pas dans l’immédiat, mais d’ici 10 à 20 ans. Qui aurait pu s’imaginer, au début des années 2000, alors qu’internet commençait seulement à se démocratiser, quelle serait la place des réseaux sociaux (pour ne citer qu’eux) dans la vie de milliards d’individus, seulement une vingtaine d’années plus tard ? Certainement pas grand monde…

Je peux, bien sûr, me tromper du tout au tout. Cependant, à analyser le monde d’aujourd’hui, je ne vois pas d’autre solution crédible (mais certainement imparfaite) à de nombreux maux de notre société.

Les apports (potentiels) du Métaverse au niveau individuel

Reconnaissons-le, à l’heure actuelle le Métaverse semble être quelque chose d’abstrait (et donc sans intérêt) pour une grande partie de la population. Et c’est parfaitement normal, puisque face à l’inconnu, le réflexe adopté par l’Homme est le rejet. Sans même, nécessairement, avoir de raisons précises, le simple fait que ce soit nouveau fait peur.

Pourtant, tout aussi virtuel soit-il, le Métaverse apporte de très nombreuses réponses à des phénomènes de société pouvant sembler inextricables.

Une société toujours plus anxiogène

Tout comme le film Ready Player One à su me permettre de m’évader de ma propre anxiété, je ne vois aucune raison pour que cela ne puisse pas s’appliquer à tout un chacun. Des thèmes centraux tels que le réchauffement climatique, la lutte contre des pandémies futures ou encore le besoin évident de sécurité, sont de puissants vecteurs de peurs et de craintes en tous genres. Vivre la peur au ventre n’est pas possible. Arrivé à un certain stade, il faudra certainement bien plus qu’un film, pour réellement pouvoir se changer les idées.

Le souhait / besoin de changer de vie

Un moment de gêne passager, un rejet soudain… Qui n’a jamais ressenti, ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie, ce sentiment si particulier de vouloir être ailleurs, voir même, quelqu’un d’autre ? Bien sûr, personne de censé ne va changer de vie au simple prétexte que Kévin s’est moqué lors d’un exposé en classe de 5ème. Ni même parce que la belle Marina aura mis un râteau un mercredi après-midi entre le cours de philo et celui de maths.

Pourtant, la répétition régulière de ce genre de ressentis peut amener certaines personnes à aspirer à d’autres choses. Être virtuellement ce que nous ne sommes pas dans la vie réelle devient, dès lors, une solution crédible à ces brimades banales mais répétitives du quotidien.

Un nouveau modèle économique

Qui dit nouveauté, dit nouvelles opportunités. L’Homme est ainsi fait qu’il ne peut s’empêcher de vouloir profiter autant que possible de ce qui s’offre à lui. Et il n’y aurait aucune raison pour que cela change avec une technologie telle que le Métaverse. Si un moyen “simple” de gagner de l’argent se présente, il ne fait aucun doute que certains sauront s’en emparer. Et quoi de mieux pour cela qu’un “nouveau monde” qui ne demanderait qu’à être conquis et apprivoisé ? En d’autres mots… Une nouvelle “Conquête de l’Ouest” !

Car il ne faut pas se le cacher… Si le Métaverse parvient à prendre son envol et à conquérir le monde, les sommes brassées seront forcément colossales. Il y aura donc de grandes opportunités, lesquelles ne nécessiteront pas nécessairement de “grands diplômes” ou d’une “situation sociale” pour être saisis.

Des solutions imparfaites

Bien que je sois convaincu de l’intérêt du Métaverse, il ne faut pas non plus se voiler la face. Le réponses apportées aux problématiques ci-dessus ont toutes les chances d’être imparfaites. Elles auraient néanmoins pour elles d’offrir une alternative accessible à tout un chacun. Et rien que ce “petit plus” pourrait alors faire la différence pour des personnes ayant perdu tout espoir d’évolution dans leur vie de tous les jours.

Les apports (potentiels) du Métaverse au niveau technologique

Développer le Métaverse nécessitera le développement de nouvelles technologies (sensorielles, immersives, etc…). Cela sera également un défi pour ce qui est du transfert et du traitement des données, sans oublier le côté énergétique. Car il ne fait aucun doute que la quantité d’énergie nécessaire à son fonctionnement sera énorme.

Pourtant, ce ne sera peut-être pas vraiment un problème… En effet, l’énergie utilisée afin d’assurer le bon fonctionnement du Métaverse pourra probablement être compensée par d’importantes économies réalisées en parallèle :

  • moins de transports journaliers pour se rendre au bureau
  • moindre utilisation, voir disparition, des ordinateurs, télés, etc…

Il est également à noter que les implications du monde virtuel pourront être d’ordre pédagogique, culturel et même distractif. L’absence de déplacements physiques sera à même de créer, à terme, une sorte d’égalité d’accès à des services ou loisirs aujourd’hui rendus difficiles par des contraintes de distances.

Dans la même idée, des événements réels pourront être accessibles à tous depuis son salon. Pourquoi ne pas assister aux JO, au Carnaval de Rio ou à que sais-je d’autre sans quitter son domicile ? J’entends poindre l’argument de la “convivialité”, ou celui du “plaisir de découvrir”. Pourtant, que ce soit dans le Métaverse ou dans la “vie réelle” -je mets entre guillemets car in fine le Métaverse ne sera rien d’autre qu’un prolongement de la vie de tous les jours-, ce sont les mêmes sens qui seront mis à contribution. L’ouïe, la vue, l’odorat et le toucher seront parfaitement invariables. Le plus difficile à mettre en œuvre d’un point de vue technologique étant probablement le goût.

Ainsi, que je visite le musée du Louvre à Paris ou sa réplique “Métaverse” depuis mon salon, ne changera rien du tout pour moi. Tout du moins à partir du moment où les technologies permettant une totale immersion seront parfaitement au point. La seule différence notoire résidera probablement dans le fait que je ne croiserai pas des “êtres humains”, mais leur prolongement virtuel : des avatars.

Le Métaverse, une véritable Révolution

Tant d’un point de vue technologique que sociétal, l’adoption du Métaverse sera une Révolution avec un grand “R”. Cela impliquera une remise en question totale de nos modes de vie et de consommation. Mais, surtout, cela amènera chacun à se poser la question fatidique :

Qui suis-je… et qui vais-je être ?

Une telle possibilité d’évolution ne peut pas (et ne doit pas) se faire dans la précipitation. Il faut prendre le temps, à la fois, de découvrir ces nouvelles possibilités qui s’offrent à nous, ainsi que ce nouveau monde venu de nulle part et qui cherche malgré tout à se superposer (et non pas à remplacer) celui dans lequel nous avons pour habitude d’évoluer. Les implications sont infinies… mais également sources d’interrogations et de craintes parfaitement légitimes !

Le Métaverse, entre virtualité et investissement

Mon discours précédent est plein de bons sentiments… mais soyons honnêtes ! Actuellement nous n’en sommes qu’aux prémices du Métaverse. Rien (ou presque) n’existe encore et tout (ou presque) reste à construire et à développer. Visiter le Louvre ou assister au Carnaval de Rio en immersion totale depuis son salon ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Ni même pour demain, mais, peut-être, pour après-demain. À l’ heure actuelle, les projets les plus avancés ne font que tâtonner, évaluer le champ des possibles… Les plus téméraires (dont fait partie Méta, la société de Mark Zuckerberg), auront sûrement confondu, à leurs dépends, vitesse et précipitation.

Avoir raison, c’est bien. Mais avoir raison trop tôt… c’est avoir ​tort et s’assurer d’énormes frustrations futures.

le Petit Actionnaire

Personne ne peut dire quelle sera l’entreprise qui parviendra à démocratiser le Métaverse. Peut-être, contre toute attente, Méta sera-t-elle l’élue. Peut-être s’agira-t-il d’un entité bien plus petite, telle que Next Earth qui développe actuellement un projet potentiellement novateur. Ou peut-être que ce ne sera aucune de ces deux là ni de leurs contemporaines. Oui… Peut-être que cette entreprise qui lancera réellement cette Révolution n’existe-t-elle pas encore !

Next Earth, au service du Métaverse

Ce n’est pas par hasard que je cite ici l’exemple de la plate-forme Nexrt Earth. En effet, si je ne suis pas investi dans la société en elle-même, je l’accompagne à mon modeste niveau depuis une année, en tant que propriétaire de terrains et détenteur d’une certaine quantité de son token natif.

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Le projet de Next Earth

A l’origine, lorsque le projet a été lancé, Next Earth était vendu comme un futur métaverse. C’est sur cette base que j’ai effectué mes premiers achats sur la plate-forme. Les semaines passant, l’équipe à la tête du projet a décidé d’opérer un virage à 180° afin de coller au mieux avec les besoins qu’elle estimait nécessaires de combler. C’est ainsi que le projet est passé de “futur métaverse” à “plate-forme de services” (Paas) pour des tiers (entreprises, organisations; etc…) souhaitant développer leurs propres univers virtuels.

Accepter un tel changement en cours de route n’est pas forcément évident, mais avec le recul j’estime qu’il s’agissait de la meilleure des choses à faire afin de véritablement se démarquer de la concurrence et donc de pouvoir envisager quelque chose pour l’avenir.

Le krach des cryptos

Le krach subit par les crypto-monnaies en 2022 a forcément impacté le projet, lequel est basé sur la blockchain. D’autant plus que son token natif (le NXTT) fût lancé fin janvier 2022.

Le projet peut également s’appuyer sur une communauté (y compris francophone) plutôt active. Force est de constater que la situation actuelle des crypto-monnaies a, là aussi, grandement pesé sur l’engouement général. Néanmoins, après plus d’une année d’existence, le projet poursuit son développement à son rythme.

Le tweet ci-dessus, faisant état des nouvelles avancées techniques du projet, a été publié peu de temps après la fin de la rédaction de mon article. Je l’ai donc ajouté à posteriori. Le fait est que ces annonces ont été très bien accueillies par la communauté dans son ensemble, le token ayant même doublé de valeur en seulement quelques heures. Signe du côté (toujours) très spéculatif du projet, mais également de la capacité de la communauté à se mobiliser fortement. Il n’en reste pas moins que l’orientation du cours du NXTT est largement baissière.

L’intérêt de posséder des terrains

Dans le cadre de travail d’origine, il faisait sens de posséder des terrains sur la plate-forme, qui est réplique exacte de la Terre. Pourtant, au regard des évolutions “en cours de route” évoquées ci-dessus, l’intérêt d’être propriétaire terrien pouvait sembler bien moins évident.

Pourtant, outre la possibilité d’utiliser ses “tuilles” (les parcelles de terrain) en tant qu’espaces de staking pour le NXTT, ceux-ci seront doublement à utiles en vue des développements futurs. En effet, ils permettront, à la fois :

  • de générer des ressources, dont auront besoin les entités désirant développer leur présence virtuelle
  • d’accueillir en leur sein ces même entités afin qu’elles puissent prendre pied dans le Métaverse

Des perspectives fort intéressantes pour tous les investisseurs (y compris moi), bien que de nombreuses questions doivent encore trouver réponse avant que tout ne devienne réellement fonctionnel.

Qu’en est-il de Méta ?

Depuis une année, le groupe de Mark Zuckerberg s’est lancé corps et âme dans le développement de son propre Métaverse. Force est de constater qu’au moment de l’écriture de ces lignes, le succès n’est pas vraiment au rendez-vous.

Investissant environ un milliard de $ par mois dans le projet, Méta a vu ses résultats plonger… au même titre que sa capitalisation boursière. Le marché ne semble franchement pas goûter aux développements actuels et à l’orientation choisie par l’entreprise et son dirigeant.

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Un risque évident…

Je crois tout autant au Métaverse en tant qu’avenir de l’Homme que dans les capacités de Next Earth d’atteindre ses objectifs. Et heureusement d’ailleurs, sans quoi je n’évoquerai pas le projet dans cet article, et je n’y serait tout simplement pas investi.

Il n’en reste pas moins qu’aucun résultat ne peut être garanti. Investir dans le Métaverse (quelle que soit la façon de le faire) représente aujourd’hui un véritable pari sur l’avenir. Un pari plein de promesses, mais aussi, potentiellement, de désillusions. Un pari qui, si il peut être gagnant, peut aussi tout à fait se révéler perdant. Et ce pour différentes raisons :

  • le Métaverse ne perce jamais
  • Méta et/ou Next Earth ne sont rien d’autre que des précurseurs
  • une mauvaise gestion de l’entreprise
  • etc…

Je me répète, mais il est absolument nécessaire de bien comprendre, avant tout investissement, le côté très spéculatif du Métaverse à l’heure actuelle. Je précise d’ailleurs que mon évocation de Next Earth s’inscrit uniquement dans le fait de présenter un projet que je connais et qui me semble disposer de solides atouts pour parvenir à percer dans ce monde futur… et virtuel !

Environ 12% du contenu de cet article est réservés aux abonnés du site du Petit Actionnaire. Ce contenu spécifique regroupe mes différentes approches / ce que je mets en œuvre face aux difficultés et problèmes évoqués.

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