Crise économique et... adaptation patrimoniale

Crise économique et… adaptation patrimoniale

La pandémie de Covid-19 qui touche actuellement la planète aura eu pour conséquence économique une aggravation jamais vue du bilan des banques centrales du monde entier. À coups de milliers de milliards d’euros / dollars, la FED (banque centrale des États-Unis) est même devenue le premier “gestionnaire d’actifs” du monde, dépassant le spécialiste en la matière : Black Rock. Outre les bilans des banques centrales, les finances publiques d’un très grand nombre de pays seront durablement impactées par cette crise. Les répercussions de la crise économique à venir pourraient être très graves. Encore plus que celles de la crise sanitaire ! Quelle sera donc l’adaptation patrimoniale du Petit Actionnaire face à ces dangers ?

Le Petit Actionnaire dans tout cela…

La situation est grave. Les marchés boursiers me semblent (point de vue personnel) maintenus à leurs niveaux actuels uniquement grâce aux injections de fonds massives des banques centrales. Sans quoi j’estime qu’ils devraient être bien plus bas.

Malgré tout je reste acheteur, dans le cadre de ma stratégie dividendes, d’actions de sociétés que je considère être particulièrement intéressantes de par leurs qualités. Néanmoins, je me dois d’envisager autant d’éventualités que possible…

Retour de l’inflation ?

Plutôt faible ces dernières années, l’utilisation massive (plusieurs milliers de milliards d’euros et dollars) de la “planche à billets”, l’inflation pourrait faire un retour fracassant sur le devant de la scène.

Le fait que les principales banques centrales aient agit de concert permet de penser que ce risque est relativement maîtrisé. En effet, toutes ayant sorti le “bazooka”, cela devrait pouvoir réduire les conséquences sur leurs devises respectives. Tout risque n’est cependant pas à écarté…

Une implosion de la Zone Euro ?

C’est une possibilité qui revient de plus en plus souvent sur le coin de la table. La France et l’Allemagne ont accepté que la Commission Européenne mette en place un plan de relance d’un montant de 500 milliards d’euros à destination de ses États membres. Emprunt qui serait remboursé par tous, et non pas par les seuls bénéficiaires.

Dit autrement, les pays s’astreignant globalement à une certaine rigueur financière vont devoir financer (rembourser) plusieurs centaines de milliards d’euros d’emprunts souscrits par les pays les moins regardants budgétairement parlant. Dit encore autrement, les fourmis vont payer pour les cigales.

Si dans l’absolu les 500 milliards d’euros dont il est ici question ne représentent pas grand chose en comparaison du PIB de l’Union Européenne, cela risque de créer un précédent. La question qui se pose alors est de savoir si les “bons élèves” accepteront de payer durablement pour les “cancres” ? En toute franchise, j’en doute sérieusement. Si les “cancres” ne se remettent pas rapidement en question, cette situation ne pourra durer très longtemps.

Des défauts sur les dettes d’États ?

Les mesures d’urgence mises en places par les différents pays vont faire croître leurs niveaux d’endettement de façon jamais vue. Rien que pour la France, l’estimation qui circule est de l’ordre d’un taux de 130% du PIB !

Si les taux bas permettent encore de contenir le coût de la dette, celui-ci va fortement augmenter. Plus d’emprunt entrainant de facto plus de remboursements. Néanmoins le jour où les taux finiront par remonter, de nombreux États risquent de se retrouver en difficultés face à leurs dettes. Le risque de défaut, bien que cela serait cataclysmique, ne me semble pas pouvoir être écarté à 100% dans la situation actuelle.

Bien sûr, le Japon vit avec une dette ahurissante (plus de 200% de son PIB) depuis de très nombreuses années. Seulement, la dette de l’archipel est détenue en grande majorité par les japonnais eux-mêmes. Ce qui n’est pas le cas, et donc qui pourrait poser de graves problèmes, aux autres pays du globe.

L’adaptation patrimoniale du Petit Actionnaire

Je pense que tout sera mis en oeuvre de façon à éviter les scénarios catastrophe évoqués ci-dessus. Partant de là, je vais continuer à renforcer régulièrement mon portefeuille d’actions orienté dividendes. Néanmoins, ayant bien conscience que mon ressenti personnel n’est rien comparé à la réalité des choses, j’ai décidé de mettre en place une opération d’adaptation patrimoniale !

En effet, je suis sur le point d’entreprendre la création d’un (petit) portefeuille de crypto-monnaies. Les montants alloués à celui-ci resteront relativement faibles comparé à mes investissements boursiers. Il n’en reste pas moins que je cherche à me prémunir quelque peu d’une éventuelle perte de confiance à grande échelle à l’encontre des principales devises existantes.

Comment vais-je m’y prendre ?

Autant le dire tout suite… je n’y connais rien en crypto-monnaies. Ou plutôt pas grand chose, puisque j’ai tout de même effectué quelques recherches avant d’envisager me lancer. Mais comme rien ne remplace l’exercice pratique, j’envisage des faire mes armes sur le tas, avec quelques dizaines d’euros.

L’idée n’est pas de réaliser des “coups” mais de me constituer un petit portefeuille plutôt orienté “buy and hold”. Je conserve clairement mes habitudes d’investisseur boursier.

La sécurité

Bien que d’un point de vue financier mon futur portefeuille de crypto-monnaies soit tout sauf conséquent, la sécurité de celui-ci me tient tout de même à coeur. C’est pour cette raison que j’ai opté pour l’achat d’un Ledger Nano S. Cela revient un peu à acheter un coffre fort pour y ranger seulement quelques “piécettes”. Néanmoins, visant le long terme, il s’agit là d’un investissement parfaitement censé.

Mes choix de crypto-monnaies

Ces choix ne sont pas encore arrêtés. Tout comme en bourse, je vais tout de même, globalement, opter pour des “Big caps”. Le bitcoin en fera partie. Malgré ses “points faibles”, il me paraîtrait illogique d’aller contre “le marché”. Néanmoins, je ne m’arrêterai pas uniquement à celui-ci, puisqu’il sera assurément accompagné de quelques autres “crypto”, choisies pour leurs caractéristiques.

Cette adaptation patrimoniale, bien que limitée, tant en valeur absolue qu’en importance au regard de mes autres actifs, marque néanmoins une évolution notable de ma perception des choses et de la situation actuelle.

4 commentaires pour “Crise économique et… adaptation patrimoniale

  1. Bonjour, félicitations pour ce tournant. J’y songe depuis quelques temps aussi mais avec un investissement plus conséquent car on parle là uniquement de spéculation. La barre des 10k$ approche pour le bitcoin qui a du mal à la franchir. Sur ce point, l’analyse graphique semble être semblable à la bourse. Pour se diversifier il faut donc s’y connaître un peu plus …

    Comment avez vous choisi votre plateforme ? Il y en a tellement. Merci.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux × quatre =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.